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POLIN ET LE THÉÂTRE

 

 

Cette page recense l'ensemble des pièces de théâtre dans lesquelles figure Polin, à l'exception des pièces en un acte données dans les cafés-concerts (en particulier lors de ses débuts à l’ Éden-Concert, puis à la Scala).

 

1892: Champignol malgré lui

Vaudeville de Feydeau et Desvallières
Première le 5 novembre 1892 au Théâtre des Nouveautés
Quelques belles photos de scène provenant des archives de la Direction de l'Architecture et du Patrimoine

Après avoir joué dans La Bonne de chez Duval, Polin poursuit sa nouvelle carrière au Théâtre des Nouveautés dans une pièce de Feydeau. Il y joue le rôle de Chamel, beau-père suisse de Champignol. La pièce sera le grand succès du moment. Mais Polin ne peut renoncer au café-concert et finit par rompre le contrat avec le théâtre (ce qui lui aurait tout de même coûté quinze mille francs).

 

1898: Chéri!

Vaudeville en trois actes de Paul Gavault et Victor de Cottens
Première le 13 décembre 1898 au Théâtre du Palais Royal

Polin y tient le rôle de Pharaon, le sévère garde républicain qui veille naïvement sur la vertu de sa sœur. À son propos, Francisque Sarcey, qui avait su l'apprécier avant même qu'il ne devienne célèbre, écrit «Il joue à ravir, avec un naturel et une finesse qui ont enchanté le public. Nous avons tous été ravis de le voir s'élever de la chansonnette au vaudeville. Il sera, dans certains rôles, un acteur précieux.». Mais, une fois de plus, Polin abandonne le théâtre.

 

1904: La dame du 23

Vaudeville militaire en trois actes de Paul Gavault et Charles Bourgain

Cette reprise d'un succès créé deux mois auparavant au théâtre des Nouveautés a été jouée par Polin lors d'une tournée en province. Il y a le rôle du brosseur d'un officier.

 

1905: Madame l'Ordonnance

Vaudeville en trois actes de Jules Chancel et Henry de Gorsse

À nouveau la reprise d'un succès parisien, créé aux Folies-Dramatiques, jouée par Polin lors d'une tournée en province.

 

1907: Panachot, gendarme !

Vaudeville militaire en trois actes de A. Mouëzy-Éon et Paul Gavault
Première le 7 septembre 1907 à Versailles

Les engagements parisiens de Polin en ayant empêché la création à Paris, c'est la province qui a bénéficié de la primeur de cette pièce, avec une tournée de plusieurs mois. Polin y a le pemier rôle, celui du gendarme, qui enchaîne les gaffes mais qui voit toujours la situation se retourner à son avantage.
La pièce a été jouée simultanément au Palais-Royal, avec Vilbert, mais avec un succès moindre.

 

1908: Ma Générale

Le 4 avril 1908, Polin est à la Comédie Française! A l'occasion de la représentation de retraite de l'acteur Baillet, on le voit aux côtés de Julia Bartet et Marie Lecomte dans Ma Générale, une comédie en un acte de Jules Claretie créée à cette occasion.
Il y joue le rôle de l'ordonnance Anselme, discrètement amoureux de sa générale, qu'il sauve des infidélités de son mari.

La critique est unanime pour louer les qualités d'acteur de Polin: «On peut dire qu'il débute avec éclats sur le scène de la Comédie-Française. Son interprétation est un chef d'œuvre de goût et de mesure. Sa diction est nette. Il n'élève jamais la voix et le public ne perd pas une de ses syllabes. Il a du naturel et du style. Nous avons tous senti que nous avions devant nous un grand acteur» écrit par exemple Nozière.

 

1909: Les Deux Visages

Comédie en un acte de Fernand Nozière
Première le 13 octobre 1909 au Théâtre Michel

Aux côtés de Harry Baur et Arlette Dorgère, Polin y joue le rôle de Martin-Dupuy, un célèbre peintre qui, mis en présence d'une courtisane, reconnaît en elle une ancienne modèle. C'est l'occasion pour eux de comparer leurs ascensions sociales respectives et de regretter les jours lointains où ils étaient finalement plus heureux qu'une fois parvenus.

La critique est bonne, à la fois pour la pièce et pour Polin: «le Polin des chansons militaires, le Polin au képi de travers, au mouchoir pendant, aux basanes en accordéon, a joué avec une tenue, un goût, une sûreté rares le rôle si nuancé de Martin-Dupuy

Après quatre semaines, la pièce sera pourtant arrêtée en plein succès du fait du départ de Polin qui s'était engagé pour une tournée en province.

 

1911: Le Pavillon

Comédie en trois actes de A. Sylvane et A. Mouëzy-Éon
Première le 9 décembre 1911 à la Comédie Royale

Polin y a le rôle du baron Lamotte-Buleux, un riche sexagénaire amoureux d'une cocotte. Il quitte l'affiche au bout d'un mois (il y est remplacé par H. Baur), pour aller reprendre le Lieutenant Cupidon.

 

1912: La Bonne Maison

Comédie en trois actes de Gandrey et Henri-Clerc
Première le 10 octobre 1912 au Théâtre Michel

Dans cette histoire de ménage à trois, la bonne maison est celle du couple chez qui Polin, dans le rôle du boursier Heurtemotte, s'incruste. La pièce n'est pas un chef d'œuvre, mais Polin est une fois encore loué pour son interprétation: «Polin est parfait et attendrissant; il joue avec une intelligence, une finesse, une discrétion qui m'ont ravi» (Edmond Sée).
La pièce est jouée durant six semaines, puis Polin passe aussitôt à l'opérette avec le Petit Duc.

 

1913: Un jeune homme qui se tue

Comédie en quatre actes de Georges Berr
Première le 19 décembre 1913 au Théâtre Femina

Polin en curé! Il joue cette fois le rôle de l'abbé Oulin, un curé de campagne qui recueille et aide un couple de jeunes amoureux en fuite, non sans leur faire la morale.

C'est de cette pièce que, vingt ans plus tard, sera tiré le film Chourinette (l'abbé y devient le naturaliste Pêchelune).

 

1921: Le Grand-Duc

Comédie en trois actes de Sacha Guitry
Première le 13 avril 1921 au Théâtre Edouard-VII

Polin est aux côtés de Sacha et Lucien Guitry pour jouer le rôle d'un nouveau riche, M. Vermillon. «M. Polin a du goût, de la finesse, une mesure qui le retiennent sur la pente de la caricature, et il a dessiné avec une extrême délicatesse un personnage qui reste vulgaire sans tomber, à aucun moment, dans la trivialité.» lit-on dans la presse.

 

1922: La Belle Poule

Comédie en trois actes de Marcel Nadaud
Première le 7 février 1922 au Théatre des Mathurins

Polin y a le rôle de Gouvieux, toujours avec talent même si ce personnage de mari trompé est jugé insignifiant par la critique. C'est pour lui l'occasion de changer d'uniforme pour revêtir celui d'officier de marine.
La pièce est retirée de l'affiche au bout de dix jours.

 

1922: Papassier s'en va-t-en guerre

Comédie en trois actes de Laurent Doillet
Première le 11 avril 1922 au Nouveau-Théatre

Polin y tient le rôle éponyme, celui d'un capitaine de réserve dont le chauvinisme devient pusillanimité dès que la guerre arrive.

 

1923: Le Lion et la Poule

Comédie en trois actes de Sacha Guitry
Première le 20 novembre 1923 au Théâtre Edouard-VII

Polin retrouve Sacha Guitry. Il a le rôle d'Honoré Royère, le valet de chambre dévoué et malicieux. Il y aura 70 représentations jusqu'en février 1924.

 

1924: Le danseur inconnu

Comédie en trois actes de Tristan Bernard
Première le 4 décembre 1924 au Théâtre de la Madeleine

Dans cette reprise d'une pièce créée en 1909, Polin a le rôle de Gonthier, le papa indulgent.

 

1925: Une femme

Comédie en trois actes d'Edmond Guiraud
Première le 15 mars 1925 au Théâtre Femina

Dans cette comédie sentimentale, il a le rôle de François Gaillard, vieux militaire à la retraite, à la fois malicieux et naïf («M. Polin, avec sa bonhomie si naturelle, avec cette malice bien à lui qui laisse percer l’émotion la plus délicate, avec cette feinte naïveté qui donne à son jeu un charme toujours nouveau, a été le sourire de la soirée.»). La pièce est jouée, avec un certain succès, jusqu'au 24 mai.

 

1925: La joie d'aimer

Pièce en quatre actes de Louis Verneuil
Première le 1 octobre 1925 au Théâtre du Gymnase

C'est la dernière apparition de Polin au théâtre. Il y joue le rôle du vieil ami se ruinant pour aider son protégé, lequel est amoureux d'une mystérieuse Orientale incarnée par la très remarquée Elvire Popesco.

 

 

 

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